Parmi les nombreuses techniques de circulation à visée thérapeutique ou esthétique, le drainage lymphatique reste un champion toute catégorie dans le traitement des problèmes circulatoires. Le drainage lymphatique manuel est une pratique médicale consistant à masser les membres de façon à aider la lymphe à circuler correctement. Il peut être utilisé à but thérapeutique ou esthétique
1) Le drainage lymphatique
Est une circulation lente et douce destinée à relancer la motricité de la lymphe, un liquide incolore qui circule dans les vaisseaux lymphatiques et qui draine les toxines et les débris cellulaires. Concrètement, elle consiste à effectuer des pressions circulaires lentes et régulières sur la peau avec les doigts et la paume des mains sur l’ensemble du corps, en suivant le sens de la motricité lymphatique et en variant la pression.
Le drainage lymphatique emploie essentiellement des techniques manuelles : des mouvements circulaires à la fois doux et précis réalisés avec la paume et les doigts, associés à des pressions qui augmentent et diminuent progressivement suivant la méthode du Dr Vodder créée dans les années 1930.
Le drainage lymphatique est connu pour son action anti-inflammatoire au niveau des tissus. Il est utilisé à la fois dans le domaine médical et esthétique. Le drainage lymphatique est indiqué pour traiter les lymphœdèmes, peu importe leur cause : lymphœdèmes d’origine congénitale, dus à une maladie infectieuse, à un traumatisme, à une phlébite, ou à des varices.
Le drainage lymphatique soulage les œdèmes, les inflammations, l’eczéma et l’acné. Il agit également sur le système nerveux (effet sédatif), sur les muscles (évacuation de l’acide lactique), sur le système immunitaire (stimulation des défenses de l’organisme), et sur le transit intestinal.
Il est aussi utile pour traiter les problèmes de circulation sanguine et lymphatique, comme l’insuffisance veineuse, et pour diminuer les risques d’infection. Le drainage lymphatique améliore en effet les défenses de l’organisme en favorisant le flux lymphatique. Il a aussi une action calmante sur le système neuro-végétatif et tonifiante sur l’intestin, ce qui permet de lutter contre la constipation. Enfin, il est très employé chez les sportifs pour préparer les muscles à l’effort et permettre une meilleure récupération.
Le drainage lymphatique a également un rôle esthétique, puisqu’il permet d’améliorer la qualité de la peau en éliminant la cellulite, les œdèmes cutanés et sous-cutanés et le relâchement tissulaire. Son action est particulièrement visible au niveau du visage, du buste et du cou. Il prévient aussi les rides et aide à lutter contre l’acné, la couperose et le visage bouffi. Enfin, il permet une meilleure pénétration des produits de soins.
Le drainage lymphatique n’est pas recommandé en cas de cancer, d’inflammation aiguë, d’œdème cardiaque, d’asthme, d’insuffisance rénale, d’hyperthyroïdie, et d’hypotension artérielle.
2) La circulation tissulaire profonde ayurvédique
D’une grande lenteur et d’une grande profondeur sur nos muscles et tissus conjonctifs, la circulation profonde ayurvédique relâche les tensions pour que les muscles retrouvent leur souplesse.
Idéale pour les athlètes et les gens souffrant de douleur chronique, elle est surtout reconnue pour ses effets sur le plan musculaire. Elle diminue les douleurs et l’inflammation.
Cette approche est particulièrement efficace pour les tensions chroniques et les régions contractées (cou, bas du dos et épaules). Lorsqu’il y a des tensions chroniques ou une blessure, il y a habituellement des adhérences (bandes de tissu douloureux et rigides) dans les muscles, les tendons et les ligaments. La circulation profonde ayurvédique travaille sur la libération des adhérences afin d’atténuer la douleur et favoriser le retour à un mouvement normal.
C’est une technique pratiquée généralement sans huile avec une certaine intensité afin de relâcher les tensions les plus profondes. Les mouvements sont exécutés très lentement et en profondeur. Ils sont surtout concentrés sur les muscles et les fascias qui les entourent. Il s’agit d’agripper et d’étirer les tissus au lieu de glisser sur eux.
Les techniques utilisées permettent le travail du muscle dans ses trois dimensions au lieu de simplement le comprimer. Ainsi, le travail de relâchement au niveau des fascia rendu possible, donne plus d’espace au muscle, lui permettant de se relâcher plus aisément.
La circulation énergétique profonde ayurvédique est un contact avec la peau. Penchons-nous alors sur la peau et sur la définition qu’en donne le Larousse. « Il s’agit de l’organe constituant le revêtement supérieur du corps de l’homme et des animaux. Elle est constituée de trois tissus superposés, l’épiderme, le derme et l’hypoderme. Le derme contient les récepteurs sensoriels sensibles à la pression ou à la température, ainsi que les fibres nerveuses dont l’activation produit la douleur».
La stimulation de la circulation capillaire périphérique par friction de la peau entraîne une augmentation de la température cutanée. Celui-ci provoque une augmentation du métabolisme et des échanges cellulaires, une oxygénation des tissus. L’accroissement de la température cutanée améliore la réceptivité de la peau, stimule la circulation capillaire périphérique et assouplit l’épiderme.
La modification de la perméabilité cellulaire favorise les échanges cellulaires et donc la pénétration accrue de principes actifs.
A travers la stimulation cellulaire qu’il provoque, le massage a également un effet de régénération tissulaire par effet trophique des vibrations.
La mobilisation de tissus sous-jacents, créant un brassage tissulaire, favorise les échanges tissulaires et entraîne une meilleure oxygénation des tissus.
Il a également une action antalgique par stimulation des récepteurs intradermiques et hypodermiques.
Sur le système vasculaire et lymphatique, il agit en faveur de la circulation lymphatique et du retour veineux, provoque une stimulation artérielle vaso-tonique, ainsi qu’une vasodilatation périphérique.
Sur les muscles, il a une action décongestionnant, vasomotrice, et de drainage superficiel et profond des masses musculaires. Il élimine les toxines par son action trophique.
3) La circulation tonifiante aux pierres chaudes
D’origine volcanique apporte des éléments pour que le muscle soit plus tonique car il bénéficiera de plus d’éléments nutritifs. Il faut stimuler le tissu pour le réveiller. C’est notamment le rôle des percussions qui vont tonifier les tissus et notamment les muscles. En leur apportant plus d’éléments nutritifs, les pressions leur permettront de travailler plus facilement ensuite.
En contractant régulièrement et fortement la cellule musculaire, il la stimulera. Celle-ci absorbera les matériaux nutritifs acheminés par le sang, qu’elle transformera alors afin d’assurer son développement. Sa stimulation par la circulation fera également qu’elle éliminera plus aisément déchets et surplus.
Si l’activité est inexistante, les muscles perdent leur force et des œdèmes peuvent apparaître, conséquences de la stagnation des liquides dans les espaces intercellulaires. La circulation favorise le brassage des liquides intérieurs et stimule ainsi l’activité intramusculaire.
La même circulation, mais effectuée de manière plus lente sera décontractant car il favorisera le relâchement. Moins appuyé et plus lent, il va endormir le tissu et c’est l’ensemble du corps qui s’en trouvera détendu et qui ressentira une sensation de relâchement.
Cet effet reposant et décongestionnant est obtenu car la circulation hâte la remise en état du milieu intérieur qui est perturbé par l’élimination des déchets toxiques issus, entre autres, de l’oxydation des matériaux alimentaires ou du fonctionnement des muscles.
En multipliant, grâce à des frictions douces, le contact avec les pierres chaudes, on épuise la faculté de percevoir des terminaisons nerveuses. La stimulation douce a donc un effet calmant, sédatif.
La motricité de retour, si elle est améliorée peut très directement faire mincir car s’il y a quelques déchets que l’on permet d’évacuer, c’est toujours mieux que s’ils stagnaient là et se transformaient un jour en graisse.
Elle a également une action antalgique par stimulations des récepteurs intradermiques et hypodermiques.
Elle peut également avoir une action sur le système nerveux et supprimer la douleur, c’est la théorie du « gate control system » ou contrôle segmentaire local. La circulation peut déclencher des stimulations qui mettront en jeu le contrôle segmentaire local, à condition d’utiliser des manœuvres superficielles, douces, mesurées, parfaitement adaptées à la sensibilité du sujet massé. Selon la théorie de la « contre irritation » ou contrôle segmentaire central, la stimulation centrale provoquerait la libération d’endorphines et de sérotonine qui ont une action inhibitrice. Ainsi, une circulation appuyée appliquée à distance de la région malade pourrait provoquer l’antalgie par la mise en jeu du contrôle segmentaire central. La circulation réduirait la sensibilité superficielle par action mécanique simple sur les terminaisons nerveuses et élèverait ainsi le seuil de la douleur.
Par son action sur le système nerveux végétatif parasympathique, la circulation entraîne une relaxation passive qui induirait l’antalgie.
Il a une action relationnelle et psychologique, le contact manuel de la zone douloureuse jouant incontestablement un rôle bienfaisant.